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Immobilier résidentiel en Suisse

Les prix continuent de progresser

8 Juin 2022 | Articles de Une

Les prix immobiliers suisses continuent de monter (+1.8%), malgré les taux hypothécaires qui frôlent 2,4%. Avec un volume de logements à vendre en diminution, l’offre se réduit: -12% pour les maisons individuelles et -5% pour les appartements. La charge d’intérêt hypothécaire a doublé pour atteindre 16% du revenu moyen des ménages, contre 8% en 2021.

Jonas Wiesel, co-fondateur de RealAdvisor.

RealAdvisor, plate-forme numérique d’estimation immobilière leader en Suisse, publie son baromètre trimestriel, détaillant l’évolution des prix résidentiels dans l’ensemble des agglomérations du pays. «Malgré une hausse considérable des taux hypothécaires, les prix n’ont cessé d’augmenter au 1er trimestre, constate Jonas Wiesel, co-fondateur de RealAdvisor. En revanche, le stock de biens disponibles à la vente a diminué en moyenne de 10% au cours des douze derniers mois».
En avril de cette année, les taux hypothécaires fixes à 10 ans se sont rapprochés de 2,4%, soit leur plus haut niveau depuis huit ans. Une nouvelle tendance à la hausse des taux fixes à long terme au cours des 12 prochains mois est fortement probable. L’inflation et la hausse des prix de l’énergie sont les principales raisons de cette augmentation. Dans ce contexte, l’attrait des actifs réels tels que l’immobilier demeure très fort. Les propriétaires immobiliers sont donc, pour l’instant, les grands gagnants de cette situation. Le stock de maisons et d’appartements à vendre est au plus bas et les biens ne sont sur le marché que pour une période limitée. Les acheteurs en quête d’un bien immobilier doivent être préparés et réagir rapidement pour obtenir ce qui leur convient.

L’attrait des actifs réels, tels que l’immobilier, demeure très fort.
Agglomérations: évolution du prix des appartements et des maisons.

Volume de biens à vendre
en diminution

La forte demande de ces 24 derniers mois, dans toutes les catégories de biens, ruraux comme urbains, a asséché l’offre des biens à vendre. Un nombre significatif de transactions se font dorénavant
«off-market» et n’apparaissent jamais sur le marché, un phénomène déjà connu dans le canton de Zurich en 2021, année durant laquelle il n’y avait que 1150 annonces publiées en ligne ou dans la presse, alors que l’équivalent de 7000 objets s’étaient vendus.
La charge d’intérêt a doublé pour les acquéreurs

La hausse des prix de l’immobilier et des taux d’intérêt a une forte influence sur la part du revenu nécessaire consacré au logement par les futurs acheteurs. En ajoutant la charge des intérêts aux frais d’entretien, le coût total sera souvent plus élevé que le loyer d’un logement équivalent. Toutefois, comme le fait remarquer Jonas Wiesel, «les déductions fiscales et le potentiel de plus-value continuent de rendre l’achat immobilier très attrayant. Si nous regardons 20 ans en arrière, l’acquisition d’un bien immobilier représentait une charge similaire pour un ménage, avec des taux qui dépassaient les 3%. Pour ceux qui ont acheté à ce moment-là, ce fut probablement un des meilleurs investissements à disposition, qui représente, aujourd’hui et suivant les régions, un rendement de cinq à dix fois les fonds propres initialement investis».

 

François Berset

Pour consulter le baromètre de RealAdvisor :

 

https://realadvisor.ch/fr/barometre-de-immobilier-suisse-t1-2022